Bienvenue sur le site des marchands et des amateurs du célèbre marché aux puces parisien
Welcome on the website of the merchants and amateurs of the famous Parisian flea market

La tarte aux petits riens (les débuts de l'Isle sur la Sorgue)

Dès 1967, Jean-Pierre Roux, alors maire de l’Isle, et un ami, M. Albert Gassier, antiquaire, inauguraient le dimanche un marché à la brocante. L’idée parut bizarre et fut accueillie par bien des ricanements. Qui allait s’intéresser à toutes ces vieilleries ? On s’esclaffait devant le tian ébréché : on avait le même dans le poulailler, on y tenait l’eau pour les poules. La vieille table un peu « chironnée », vermoulue, on l’avait mise dans la chambre des Espagnols et remplacée par une merveille en noyer massif de chez Florent. Depuis longtemps, les couvertures piquées étaient dans le grenier, de vrais nids à poussière !

Les brocanteurs, des « marque-mal », sillonnaient la campagne et chargeaient ici quelques vieilles chaises en paille, là un radassier défoncé, un chaudron, une auge en pierre ou le lit de l’arrière-grand-mère. On ne savait pas très bien dans quelle catégorie les ranger. Étaient-ils gitans, rempailleurs, étameurs ? Un peu caraques, c’est certain !

Après leur départ, on vérifiait si le poulailler était bien fermé, on comptait les cardes dans le jardin. Ils ne devaient tout de même pas gaspiller de l’essence pour rien…

Rédigé le 25 juillet 2005 | Commentaires (0)

Contre le para-commercialisme

Les brocanteurs de Saleya (Nice) ont entrepris depuis quelques mois une action contre le « para-commercialisme ».

Ils ont posé soixante questions au Préfet des Alpes Maritimes, dans le cadre d’une sommation interpellative remise par huissier.

Ils ont consulté en Préfecture les livres de police des organisateurs de foires et ont pu constater que la réglementation était très peu suivie.

Ils ont prévu de déposer des plaintes contre ces organisateurs et ont pris des contacts avec la mission Lernière en charge d’une étude sur le para-commercialisme dans le commerce de l’objet ancien.

Leur slogan « Nous voulons continuer à vivre du métier que nous aimons avec passion ! »

Si vous souhaitez vous informer sur leur action :

Groupement des Brocanteurs de Saleya - 06 16 23 94 96 – brocsaleya@aol.com .

Rédigé le 25 juillet 2005 | Commentaires (0)

Une découverte qui bouscule l'histoire

Saviez-vous qu'un samedi matin de 1989, même pas à l'aube (vers dix heures), a été acheté sur notre marché, pour la modique somme de 600 francs ... le premier portrait photographique jamais réalisé ?

C'est un portrait d'un certain M. Huet (non encore identifié), pris en 1837 (en deux minutes d'exposition seulement) par Louis Daguerre (rien de moins, signature autographe au dos svp, vraisemblablement authentique).

L'heureux découvreur et propriétaire depuis (et comptant le rester), qui l'a gardé secret pendant presque dix ans, n'est pas le premier venu : il s'agit du célèbre expert, collectionneur et marchand de photographie ancienne Marc Pagneux.

Cette trouvaille, qui "bouscule l'histoire de la photographie" (comme le titrait Le Monde lors de sa première "apparition en public" en 1998), a donné lieu à toute une série de polémiques passionnées entre spécialistes américains et européens (à laquelle a intelligemment participé la jeune équipe informelle réunie autour de la revue Etudes photographiques).

Voici quelques articles concernant cette découverte capitale :

Article du Monde

Découverte et histoire de la photographie (en anglais)

Découverte et histoire de la photographie bis (en anglais)

Daguerre et Niepce (en anglais)

Dispute

Dispute bis

Et quelques liens sur l'état actuel du marché de la photo :

Photographie : collections prisées

Note sur l'état du marché de la photographie français (entretien avec M. Pagneux)

Marché : le goût de l'épreuve (un autre entretien avec M. Pagneux)

Rédigé le 21 juillet 2005 | Commentaires (0)